L’ETAT en PROVENCE-ALPES-CÔTE D'AZUR et dans les BOUCHES-DU-RHÔNE
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L'état des lieux de l'emploi

La région Provence-Alpes-Côte d’Azur joue un rôle prépondérant au sein de l'économie nationale :

- Son activité participe pour 7.3% à la création de valeur nationale

- Son P.I.B. de 142 milliards d'euros en 2008 en fait la 3ème région de France

- 81.3% de la valeur ajoutée est imputable aux services.

- 402 300 établissements sont au cœur de la production des richesses régionales mais 60% de ces établissements n’ont pas de salariés et 94% moins de 20.


Aspects démographiques :

Provence-Alpes-Côte d’Azur est la troisième région de France pour l’importance de sa population (4 900 500 habitants (estimation Insee 2008).En 50 ans, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur a gagné deux millions d'habitants.

La population des ménages de Provence-Alpes-Côte d’Azur a progressé de 0,9% par an entre 1999 et 2005. Plus rapide que la moyenne nationale la croissance relative de la population régionale recouvre de fortes disparités. Les plus fortes évolutions démographiques se concentrent sur l’arc Carpentras - Fréjus mais près de 80% de la population réside dans le couloir rhodanien et sur la bande littorale. La coexistence de zones de fortes densités (1) démographiques, d’espaces relativement désertifiés, de territoires enclavés est révélatrice d’une consommation de l’espace souvent anarchique. Le foncier est rare et cher. L’implantation de nouvelles entreprises, le logement des actifs et des populations à faibles revenus deviennent de ce fait de plus en plus difficiles.

Face à cet espace urbanisé le reste de la région est très peu dense. Les départements des Alpes de Haute Provence et des Hautes Alpes couvrent 40% du territoire régional pour 6% des habitants. Parmi les 963 communes de la région, seules 34 comptent plus de 20 000 habitants mais concentrent 58% de la population. Trois unités urbaines, Marseille - Aix, Nice et Toulon regroupent les 2/3 de la population régionale.

Entre 1990 et 2008 la part des moins de 20 ans a diminué de 2 points et celle des 60 ans et plus a augmenté d’autant : aujourd’hui, un habitant sur quatre est a minima sexagénaire.

L’allongement de l’espérance de vie, le vieillissement de la population et les retraits d’activité des générations nombreuses issues du baby-boom  susciteront des besoins à anticiper en matière de soins et de services aux personnes.

Signe d’une attractivité confirmée près de 80% de la croissance de la population s’explique par les apports migratoires sur la dernière décennie. Ces derniers contribuent seuls à la croissance démographiques des Alpes de Haute Provence et des Alpes Maritimes ; le solde naturel étant nul.

La population active qui réside en Provence-Alpes-Côte d’Azur a également augmenté, portée par les migrations résidentielles et la hausse des taux d’activité féminins, ces derniers demeurant toutefois inférieurs au niveau national.

La population active croît plus vite (+1,1%) que la population des ménages (+0,9%) en moyenne annuelle sur la période 1999-2004. Sans ces deux facteurs, la population active diminuerait au regard du solde négatif du renouvellement des générations qui s’élève à moins 5 150 par an en raison des départs massifs en retraite.

Contrairement aux idées reçues, le retournement démographique de la population active sera plus tardif en Provence-Alpes-Côte d’Azur que dans les autres régions. La principale conséquence est le maintien d’un volant important de ressources en main d’œuvre pesant sur le niveau de chômage.

Ces hausses de la population concernent chacune des 22 zones d’emploi de la région. La croissance de la population et du nombre d’actifs a été forte dans le moyen Var. Elle a été plus modérée sur le littoral des Bouches-du-Rhône et autour de Nice. Dans les zones alpines, l’accroissement de la population s’est nettement accéléré par rapport à la décennie 90.

(1) Dont un million de personnes vivant dans un territoire de la politique de la ville, composé en Provence-Alpes-Côte d’Azur de 48 ZUS et de 127 autres quartiers prioritaires.

 

 

Appareil productif de la région

L'appareil productif régional est marqué par la faiblesse de l’industrie, l’importance de la construction, la prédominance des services  (plus de 3 entreprises sur 4), plus forte que dans le reste du territoire national (80% contre 70%) et un dynamisme de longue période de création d’emploi tirée par le tertiaire.

La progression régionale de l'emploi salarié a longtemps suivi de près la tendance nationale, puis s'est nettement démarquée depuis 2000, année faste avec 53 500 emplois créés en Provence-Alpes-Côte d’Azur. La région se caractérise, depuis 2000, par un dynamisme de la création d'emploi, tant en volume (27 500 par an en moyenne) qu'en taux de création (+2,5% par an en moyenne). L’emploi régional augmente avec une plus forte amplitude que l’emploi national.

Le tissu économique est essentiellement constitué de TPE : 92% des établissements comptent moins de 20 salariés et représentent de l’ordre de 50% de l’emploi salarié régional. La région manque d’entreprises moyennes, créatrices d’emploi et jouant le rôle de locomotives. De plus, les grands établissements ont le plus souvent leur centre de décision hors de la région.

Entre 2005 et 2006, 5 secteurs d’activités (NES 36) concentrent la quasi totalité des créations d’emplois. D’après les statistiques annuelles UNEDIC, la plus forte progression, en valeur absolue a été observée dans la construction (+5 200), les services opérationnels (+4 160 emplois), la santé et de l'action sociale (+2 850 emplois), le secteur du conseil et de l'assistance (+2 200) et la construction navale aéronautique et ferroviaire (+1 040) (Statistiques annuelles UNEDIC).L’évolution favorable de cette dernière branche illustre la relative résistance de l’emploi industriel en Provence alpes côte d’Azur. Cela s’explique en particulier par le bon positionnement sectoriel de la région. Les rares secteurs industriels créateurs d’emplois au niveau national sont sur représentés en Provence alpes côte d’Azur. Les secteurs industriels en difficultés sont, quant à eux, peu présents ou déjà restructurés. Le textile et l’automobile, touchés par d’importantes réductions d’effectifs au niveau national, sont très peu implantés dans la région : ils ne représentent respectivement que 0,7 % et 0,6 % de l’emploi industriel.

La région se caractérisée par un dynamisme de création d’entreprises tant en volume qu’en taux de création. Le nombre de créations d’entreprise a continué à augmenter en 2007 dans tous les secteurs (en particulier dans les services, la construction et le commerce). Si notre région (comme l’Ile de France et le Languedoc Roussillon) se caractérise, depuis le début de l’année 2000, par un dynamisme de la création d’entreprise, elle se singularise aussi par une fragilité concernant la pérennité de ces dernières, en raison de la faiblesse de moyens investis au démarrage, du moindre recours au crédit bancaire, d’un poids important de chômeurs créateurs. Plus que la création, c'est l'augmentation de la durée de vie des établissements qui conditionne la croissance de l'emploi salarié. En terme d’action publique, il apparaît donc primordial d’accompagner les entreprises post création.

Face aux mutations économiques, qu’elles soient lentes ou soudaines, les territoires n’ont pas les mêmes atouts ni les mêmes fragilités. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur dispose de plusieurs atouts :

- Le tissu productif régional est diversifié : la production repose sur une très large palette d’activités, ce qui réduit l’impact d’une crise touchant un secteur particulier.

- La production régionale est largement orientée vers la consommation des personnes qui y sont présentes : 44% de l’emploi salarié appartient à l’économie dite "présentielle" (services aux personnes, restauration, hôtellerie, construction, transport de voyageurs...) peu dépendante de marchés extérieurs.

Seul bémol toutefois : si l’essentiel de l’économie résidentielle s’adresse aux habitants de la région, une partie non négligeable répond à la demande des touristes qui y séjournent. Un ralentissement des flux touristiques qui pourraient être observé du fait d’une crise persistante ne serait donc pas sans impact sur cette partie de l’économie.

- La région bénéficie aussi du poids relativement important de la sphère publique dans l’emploi régional (25,7%). Cette dernière est, par nature, moins sujette aux aléas soudains. Son évolution n’est cependant pas actuellement orientée à la hausse.

- Du fait de nombreux petits établissements notamment tertiaires, le système productif régional est globalement peu concentré : les dix premiers établissements privés ne regroupent que 2,8% de l’emploi salarié régional (contre 4,1% en moyenne à l’échelle nationale).

En 2008, le poids de l’emploi de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur dans le total national a légèrement progressé pour s’établir à 7,4%. C’est la quinzième année de hausse consécutive de l’emploi dans la région.

Au 31 décembre 2008, environ 1 221 000 salariés sont employés en Provence-Alpes-Côte d’Azur, au sein de plus de 149 000 établissements.

Du point de vue des ressources humaines et des compétences, il est à noter qu’une personne sur cinq en région ne possède aucun diplôme reconnu, ce qui fragilise cette population et nécessite la mise en œuvre d’une politique volontariste de professionnalisation et de reconnaissance de l’expérience professionnelle. Eu égard à l’importance du rôle des partenaires sociaux dans le développement de la formation professionnelle continue, la promotion et la dynamisation du dialogue social constituent un enjeu essentiel dans une région ou la négociation collective reste très faible dans les petites entreprises qui constituent 94% des établissements.

 

Le marché du travail régional encaisse l’onde de choc de la crise :

En mars 2006, le taux de chômage amorçait une baisse ininterrompue durant 2 ans, de -0,25 point par trimestre en moyenne.

En juin 2008, soit trois mois avant la crise financière la courbe du chômage commence à se retourner. En effet, c’est à cette période que le taux augmente à nouveau en France (+0,1 pt) et dans les départements alpins.

La hausse trimestrielle du chômage atteint son paroxysme fin mars 2009. Tous les taux de chômage départementaux augmentent fortement : +1,0 pt dans le Vaucluse, +0,7 pt dans les Bouches-du-Rhône, les Alpes-Maritimes et le Var, +0,5 pt dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes. Ce sont les zones d’emploi de l’ouest de la région qui subissent les hausses les plus élevées : +1,1 pt pour Avignon, +0,9 pt pour Orange, Salon-de-Provence et Fos-sur-Mer.

A fin décembre 2009, le taux de chômage régional s’établit à 11,2% de la population active (9,6 pour la France), contre 9,3% un an plus tôt (7,8 en France).

Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A s’établit à 238 590 en PACA juillet 2010. Ce nombre se réduit de -0,4% par rapport à la fin juin (soit -992). Sur un an, il est en hausse de +6,9%.En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A diminue de -0,5% par rapport à la fin juin (+5,4% sur un an).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A affiche une baisse au mois de juillet de -0,6% pour les hommes (+7,0% sur un an) et de -0,3% pour les femmes (+6,8% sur un an).

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A de moins de 25 ans diminue de -1,7% en juillet (+2,3% sur un an), le nombre de demandeurs âgés de 25 à 49 ans se réduit de -0,5% (+6,1% sur un an), et ceux de 50 ans et plus augmente de +1,1% (+14,6% sur un an).

Par département, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A varie en juillet 2010 par rapport à la fin juin entre -1,3% et +1,5% : Alpes-de-Haute-Provence (+0,0%), Hautes-Alpes (+1,5%), Alpes-Maritimes (-1,3%), Bouches-du-Rhône (-0,1%), Var (-0,2%) et Vaucluse (-0,8%).

Ainsi, au final, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 333 240 en Provence-Alpes-Côte d’Azur fin juillet 2010. Ce nombre augmente de +0,2% (soit +581) au mois de juillet. Sur un an, il est en hausse de +8,6%. En France métropolitaine, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégories A, B, C s’accroît de +0,1% par rapport à la fin juin (+8,1% sur un an).

Parmi l’ensemble des demandeurs d'emploi de catégories A, B, C, en PACA le nombre d’hommes augmente de +0,1% en juillet (+8,9% sur un an) et le nombre de femmes de  +0,3% (+8,2% sur un an).

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégories A, B, C de moins de 25 ans affiche une baisse de -0,3% en juillet (+4,8% sur un an), ceux de 25 à 49 ans augmentent de +0,1% et les 50 ans et plus de +0,9% (respectivement +7,8% et +14,9% sur un an).

Par département, le nombre de demandeurs d’emploi varie en juillet 2010 par rapport à la fin juin entre -0,1% et +2,3% : Alpes-de-Haute-Provence (+0,1%), Hautes-Alpes (+2,3%), Alpes-Maritimes (-0,1%), Bouches-du-Rhône (+0,1%), Var (+0,3%) et Vaucluse (+0,3%).

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C depuis plus d’un an augmente de +26,1% sur un an. Le nombre d’inscrits depuis moins d’un an affiche une hausse de +1,5% sur un an. Le nombre d’inscrits depuis plus de deux ans affiche une évolution de +18,8% sur un an.

A partir de mars 2009, les données sur les demandeurs d’emploi sont présentées selon de nouveaux regroupements statistiques (catégories A, B, C, D, E). La plupart des demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi sont tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi : certains sont sans emploi (catégorie A), d’autres exercent une activité réduite courte, d’au plus 78h au cours du mois (catégorie B), ou une activité réduite longue, de plus de 78 heures au cours du mois (catégorie C). Par ailleurs, certaines personnes inscrites à Pôle emploi ne sont pas tenues de faire des actes positifs de recherche d’emploi : elles sont soit sans emploi et non immédiatement disponibles (catégorie D), soit pourvues d’un emploi (catégorie E).

 

Atouts et fragilités structurelles des territoires de la région :

Le pourtour de l’Étang-de-Berre, composé des zones d’emploi de Fos-sur-Mer et de l’Étang-de-Berre, cumule le degré d’exposition le plus fort et les difficultés potentielles les plus grandes à absorber des chocs économiques: la production y est fortement dépendante de la demande extérieure, l’emploi salarié y est très concentré et spécialisé.

Dans la zone d’emploi de l’Étang-de-Berre, la construction navale et aéronautique représente ainsi 12,3% de l’emploi salarié et la chimie 4,4%. De même, la zone d’emploi de Fos-sur-Mer a un tissu industriel fortement spécialisé dans la métallurgie et la transformation des métaux, les combustibles et carburants et la chimie. De plus, les taux de chômage y demeurent importants de même que la part des chômeurs de longue durée. Atout d’importance cependant, la part des cadres et professions intermédiaires de ces zones est parmi les plus élevées de la région.

- Les zones d’emploi d’Arles et de Salon-de-Provence. Plus diversifiées sectoriellement, ces deux zones ont, toutefois, un appareil productif relativement concentré du fait de la présence de grands établissements des secteurs du transport et du commerce de gros à Salon-de-Provence ou industriels pour Arles (IAA, bois et papier). La zone d’Arles cumule cette concentration avec le plus fort taux de chômage régional (12,4% au second trimestre 2009), au même niveau que la zone de Marseille - Aubagne. La zone de Salon-de-Provence est moins exposée du fait de son dynamisme récent en termes de création d’établissements et d’emplois.

- Les zones d’emploi de Châteaurenard, Carpentras et Orange se caractérisent par leur faible nombre de grands établissements. Seul effectif salarié d’importance : le plus grand équipementier plasturgiste automobile de la région dans la zone de Carpentras. Essentiellement spécialisées dans l’agriculture, l’agroalimentaire et le commerce de gros, ces zones d’emploi ont une production fortement dépendante de marchés extérieurs. De plus, une part très importante de leur main-d’œuvre est peu diplômée (environ 30% pour les trois zones, soit le maximum régional), ce qui est handicapant pour une éventuelle reconversion vers un secteur d’activité différent.

- Les zones d’emploi d’Apt, Digne et Briançon présentent une fragilité moyenne essentiellement liée au poids de quelques grands établissements de leurs secteurs phares. Dans chacune de ces zones, les quatre premiers établissements représentent 10% de l’emploi salarié privé. Cette concentration touche, dans la zone d’emploi de Digne, des établissements de la chimie et de l’industrie pharmaceutique. Pour Apt, il s’agit des secteurs des IAA et des équipements mécaniques. À Briançon, zone plus orientée vers le tourisme, il s’agit d’activités liées à l’hôtellerie-restauration, la santé et la construction. Toutefois, ces trois zones ont une large part de leur activité orientée vers une consommation domestique. Briançon détient, par exemple, avec 66 % de son emploi salarié dépendant de l’économie dite résidentielle, le poids régional le plus élevé. Mais une part non négligeable de cette économie résidentielle est liée à un tourisme saisonnier exposé aux aléas climatiques et aux variations de la fréquentation.

- Les zones d’emploi qui abritent les métropoles régionales semblent les moins exposées aux risques liés aux mutations économiques : Toulon, Nice, Aix-en-Provence, Avignon et Marseille - Aubagne. La diversité de leur appareil productif, les caractéristiques de leur main-d’oeuvre et leurs performances récentes en termes de création d’entreprises et d’emplois leur confèrent une capacité certaine à s’adapter. Néanmoins, Marseille – Aubagne demeure la zone la plus gravement touchée de la région par le chômage et le chômage de longue durée. De même, la zone d’emploi de Brignoles est fragilisée par une part importante de sans diplômes et un taux de chômage élevé. Gap, Draguignan et Manosque ne se démarquent pas en termes de fragilité.

- Enfin, les zones touristiques littorales (Fréjus - Saint-Raphaël, Cannes - Antibes et Menton), malgré la part importante de salariés sans diplôme inhérente à leur type d’activités, apparaissent globalement moins exposées. Ces atouts structurels ne mettent cependant pas ces zones à l'abri des évolutions conjoncturelles actuelles.

 

Pour en savoir plus :

http://www.sdtefp-paca.travail.gouv.fr/direccte/index.htm  

http://www2.pole-emploi.fr/region/paca/index.html

http://www.espace-competences.org/

http://www.orm-paca.org/

http://www.actmediterranee.fr/  

http://ec.europa.eu/social/home.jsp?langId=fr